Les 5 stades du Police Trauma Syndrome.

(Selon le Dr Anderson au moins 70% des policiers montrent des signes de certains stades.)

 

Le stade initial.

Il est caractérisé par le choc, la mise en miette des idées qu’on s’était fait sur les gens et sur le monde.
Vous pouvez commencer votre carrière en pensant que vous allez y changer quelque chose.
Puis vous prenez conscience de la réalité du système de l’injustice, de la bureaucratie et des politiques, ainsi que le sentiment d’inutilité.

Le stade John Wayne.

Compensant le choc du stade 1, vous devenez un accro de l’adrénaline.
Vous disposez alors de tous les gadgets de police que vous pouvez imaginer. Vous devenez très dur verbalement. Vous imaginez ne pas pouvoir être atteint, être imperméable aux balles. Vous n’avez à ce stade pas encore fait l’expérience d’une situation de travail tragique ou perdu un ami durant une intervention. Vous luttez au nom de votre idéalisme.
L’enfouissement des émotions commence souvent à ce stade.

Le stade professionnel, de contrôle.

Votre « armure » s’installe. Vous vous dites: j’y suis habitué maintenant, cela ne me dérange pas.
Dans un sens, c’est bien: vous avez atteint un certain équilibre dans votre travail. Mais sans connaissances dans le domaine du stress et du traumatisme, vous vous dirigez tout droit vers les problèmes. Cela ne s’arrêtera pas là si vous restez sur le terrain. Tôt ou tard, le syndrome progressera comme une conséquence naturelle du travail, à moins que vous ne fassiez quelque chose pour le prévenir.

Le stade du Burn Out.

Vous êtes consumés par l’insensibilité émotionnelle et la rage. Vous êtes irritable et énervé tout le temps, vous vous plaignez de tout, ne pouvez plus supporter le changement, êtes très susceptible de commettre des violences ou de graves fautes.

Le police trauma syndrome complet.

Vous avez perdu le contrôle. Vous ne pouvez plus faire votre travail. Les policiers qui présentent le risque le plus élevé de développer un grave syndrome sont ceux qui sont isolés émotionnellement, ont fait l’expérience de plusieurs événements critiques non résolus, pensent que demander de l’aide est un signe de faiblesse, utilisent l’alcool pour gérer le stress, évitent de parler des problèmes, vivent de sérieux stress en dehors du travail (vie familiale, problèmes avec la justice…) ne consultent pas.